La cuisine au temps de
JESUS

La cuisine au temps de Jesus


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LE REPAS DE JÉSUS

Le repas le plus célèbre du temps biblique est bien sûr le dernier repas de Jésus. C’était à Jérusalem pour célébrer la Pâque. Jésus était avec ses apôtres.

Selon les groupes religieux, ce fameux repas est nommé :

- la « Sainte Cène » - par les protestants
- le « Saint Sacrifice » - par les orthodoxes
- ou la « Messe » - par les catholiques


Pendant le repas, JESUS prit du pain et après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donna aux disciples. Il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (selon Mathieu 26).

LE PAIN BIBLIQUE AU TEMPS DE JESUS

Jesus et le pain quotidien. Le mot « quotidien » peut être interprété de diverses façons. Certains lui donnent le sens de pain du « lendemain ». D’autres, celui des « besoins vitaux », et pour d’autres il serait la Parole de Dieu.

Le pain était d’une importance capitale dans la vie quotidienne des gens. C’était l’aliment de base. JESUS lui-même se désignait comme “le pain de vie ”. Car JESUS était la puissance indispensable auprès de tous ainsi que la source de vie éternelle.


DE BLÉ ET D’ORGE

Le boulanger préparait le pain biblique avec de la farine de blé et d’orge. Il était plat, non levé (je parle toujours du pain), ou encore préparé avec un levain. C’est une recette venant de l’Égypte antique. Avant l’arrivée des boulangers, le pain était préparé par les femmes et les esclaves. À Jérusalem, il existait une rue des boulangers. Aussi, selon certains, la ville de Bethléem signifie «la maison du pain».

LES REPAS DE JESUS

Les repas de JESUS ressemblaient à ceux de son peuple. Dans ce temps, le menu des gens pauvres se réduisait :

- au pain d’orge
- aux fruits
- aux olives
- aux sauterelles
- et à l’occasion du poisson

Ces aliments figuraient souvent au menu des repas de Jesus. Le lait de vache était très peu utilisé. On trayait plutôt la chamelle, la brebis et la chèvre. Le lait caillé faisait parti de l’alimentation générale en tant que boisson.

LES REPAS DES GENS RICHES

Dans les foyers plus aisés, on préparait des gâteaux avec :

- de la fleur de farine
- des sauterelles
- du cumin
- et de l’huile parfumée de cannelle ou de menthe

On cuisinait aussi des beignets frits au miel. On préparait des sucreries à partir de dattes, de figues et de caroube. L’huile était l’un des ingrédients principaux de tous les plats. L’huile servait aussi de combustible pour les lampes des maisons.

Pain de vie. Pain pita.

Photo de Stu_Spivack

FESTINS ET BANQUETS

Les repas signifiaient bien plus que simplement se rassasier. Ils servaient à resserrer les liens entre les familles et les gens de la communauté. Le peuple juif avait la réputation d’inviter souvent et généreusement. Pour eux, la meilleure façon de célébrer les occasions heureuses était de préparer un festin ou un banquet d’amitié. Ceux-ci pouvaient être accompagnés de musique et de danse.

LES LOIS ALIMENTAIRES DE DIEU

Les repas étaient toujours conformes aux écritures et étaient soumis aux contraintes religieuses données par les lois de Moïse. Ces instructions bien précises devinrent les lois cachères juives. Ces lois n’ont rien enlevé à la richesse et la variété de la cuisine du temps de la Bible.

RÉVOLUTION CULINAIRE

Ce n’est qu'à partir de l’époque de Noé que les hommes eurent la permission de manger de la viande. Ceci fut une véritable révolution culinaire. Par contre, le sang ne devait jamais être consommé.

La viande la plus répandue était sans contredit le mouton d’élevage. Mais le bœuf, le veau et le poisson étaient aussi très appréciés. Les oiseaux de chasse tels que pigeons, cailles et perdrix étaient fort populaires. On y pratiquait aussi le gavage d’oies et de canards.

LES LOIS ALIMENTAIRES DE DIEU

Quelques lois alimentaires du peuple d’Israël prescrites par la Thora sont célèbres :

- Tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère. (Deut.ch.XIV, 21)

- Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : comme déjà l’herbe verte, je vous donne tout. Seulement, vous ne mangerez pas la chair avec sa vie, c’est-à-dire son sang. (Gen. 9 / 3-4).

Jésus

Jesus. Photo de Superhua

LA VIANDE MAIS PAS LE SANG

On devrait donc vider la viande de son sang. C’est la cachérisation de la viande. Cette technique doit être appliquée pour se conformer aux lois du judaïsme concernant les aliments.

La cachérisation peut se faire selon deux méthodes :

1- par le sel
2- ou par grillade

1- La cachérisation par le sel se fait en trois étapes.

A- D'abord, il y a un premier rinçage d’une durée de trente minutes. Ceci consiste à plonger la viande dans une bassine d’eau spécialement réservée à cet effet.

B- Puis, vient le salage. La viande est d’abord égouttée sur une grille ou encore un plan incliné spécialement réservé à cet effet. Tous les côtés de la viande sont ensuite salés avec du gros sel. On laisse reposer pendant une heure.

C- La troisième et dernière étape consiste à un second rinçage. Le sel est enlevé et la viande est rincée trois fois. On utilise l’eau courante ou encore une bassine où l’eau est changée à chaque rinçage.

Cette méthode peut se faire au maximum 72 heures après l’abattage de l’animal. Par contre, si la viande est mouillée avant le délai prescrit, un nouveau délai de 72 heures est permis.

2- La cachérisation par la grillade consiste à poser la viande sur une grille. Cette grille est déposée directement en contact avec le feu ou la source de chaleur. On saupoudre la viande de gros sel. Celui-ci doit s’écouler librement.

UN ALIMENT CONVENABLE ?

La cachérisation de la viande se pratique bien sûr encore aujourd’hui. Le code alimentaire du Judaïsme se nomme la « cacheroute de la table et des aliments ». Ces lois permettent de déterminer si un aliment est propre à la consommation ou non. Selon la bible hébraïque, il est formellement interdit de consommer des aliments impropres ou inconvenables, c'est-à-dire des aliments non kascher. Le mot Kascher veut dire en hébreu : convenable.

SE SOUMETTRE AUX LOIS ALIMENTAIRES

De nombreux exemples nous montrent que c’est en se soumettant aux lois alimentaires que le peuple hébreu doit prouver son obéissance à Dieu. La cause de l’expulsion du paradis n’est-elle pas due à un fruit ? Selon l’histoire, la série de lois alimentaires qui réglementait la vie du peuple d’Israël a été écrite par Moise et dictée par Dieu.

LA VIANDE MAIS PAS LE PORC

Si Dieu a permis de "manger tout ce qui remue", donc les animaux, pourquoi le peuple d’Israël ont-ils formellement exclu le porc des autres viandes ? Dans la culture juive, la viande de porc inspire la répulsion. C’est même un sacrilège que de la consommer. Pourtant, rien dans le nouveau testament ne mentionne le porc comme un interdit. Une hypothèse veut que la source de cette restriction alimentaire se retrouve plutôt dans l’histoire du peuple juif que dans les textes bibliques.

LA BIBLE DE JÉRUSALEM

La "Bible de Jérusalem" a été conçue pendant les années de la Seconde Guerre Mondiale, comme un moyen de faire connaître les résultats assurés de la recherche biblique au plus large public.

Elle a d'abord été publiée de 1948 à 1953 sous la forme de 43 fascicules comprenant chacun la traduction, une introduction et des notes.

* La première édition fut en 1955
* La deuxième édition révisée fut en 1973
* Et la troisième édition fut en 1998

La Bible de Jérusalem interdit la consommation de porc. Voici quelques références de cette Bible, Lévitique 11 :

Lévitique 11:1. L'Éternel parla à Moïse et à Aaron, et leur dit:

Lévitique 11:2. Parlez aux enfants d'Israël, et dites: Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre.

Lévitique 11:3. Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu, et qui rumine.

Lévitique 11:4. Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue seulement. Ainsi, vous ne mangerez pas le chameau, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue: vous le regarderez comme impur.

Lévitique 11:5. Vous ne mangerez pas le daman, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue: vous le regarderez comme impur.

Lévitique 11:6. Vous ne mangerez pas le lièvre, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue: vous le regarderez comme impur.

Lévitique 11:7. Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas: vous le regarderez comme impur.

Lévitique 11:8. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts: vous les regarderez comme impurs.

JESUS ÉTAIT-IL ESSÉNIEN ?

Cette question sur Jesus est controversée. Par contre, il n'y a aucune indication qui pourrait laisser penser que Jesus était essénien.

Selon l'Encyclopédie Quillet, les esséniens formaient une des trois principales sectes qui divisaient le peuple juif à l'époque de Jesus. Les deux autres étant celles des Pharisiens et des Saducéens. Ils se livraient au travail de la terre et autres métiers manuels. Ils vivaient avec sobriété dans une vie communautaire totale. Ils renonçaient au mariage. Leur doctrine était fondée sur le monothéisme biblique et ils croyaient à l'immortalité de l'âme.

Selon le Dictionnaire Robert, leur monastère était établi à Qumrân, site de Palestine sur la rive nord-ouest de la Mer morte. Il fut construit vers la fin du 2ème siècle avant J.-C. Les règles de la communauté étaient établies dans "un manuel de discipline" trouvé dans les manuscrits de la Mer morte en 1947.

Les moines de Qumrân avait comme principaux caractères :

  • l'ascétisme
  • la pureté le célibat
  • la sanctification des repas en commun
  • le port des vêtements blancs
  • leur souci de pureté extérieure
  • ils vénéraient (ou attendaient) un Maître de justice annonciateur d'un messie

La secte se considérait comme le seul vrai peuple de Dieu.

Selon Les Manuscrits de la Mer Morte, c'est l'idéal d'un groupe qui s'est retiré du monde pour mener une existence de pureté et de discipline rigide. Ils croyaient que si le vin était dangereux, la richesse était pire. L'élevage, l'apiculture, divers arts et autres industries utiles étaient pratiqués pour assurer à la communauté les nécessités de leurs frugales existence. Tout appartenait à la communauté entière et servait aux besoins de chacun, comme par exemple :

  • les logements
  • les vivres
  • les dépenses
  • les salaires
  • les troupeaux

Selon divers auteurs, l'alimentation des esséniens se composait de :

  • fruits crus
  • légumes crus
  • noix fraîches ou séchées
  • de céréales qu'ils faisaient germer
  • de galettes qu'ils séchaient au soleil (leur pain)
  • de racines sauvages

Les produits laitiers fermentés tel le yogourt étaient parfois tolérés. Leur alimentation ne devait subir aucune transformation. Les aliments ne subissaient aucune cuisson. La consommation de la viande était interdite chez les esséniens.

Les évangiles ne font absolument aucune mention des esséniens. Et par le fait même ne rapportent pas que Jesus était essénien.

D'après la Bible d'étude, version Le Semeur 2000, éditions Excelsis 2005, l'origine des esséniens remonte aux assidéens, les "pieux" qui se sont joints à la révolte des Maccabées en 167 av. J.-C.. Vers 150 av. J.C., les esséniens se sont séparés de l'école philosophique des pharisiens.

Le fondateur du mouvement essénien, le "Maître de justice" pourrait être, selon certains, le grand-prêtre sadocide que Jonathan aurait évincé pour occuper son office. Les esséniens regroupaient plus de 4 000 adhérents. Ils attendaient la venue de deux Messies, l'un politique et l'autre sacerdotal et croyaient en la résurrection des morts comme les pharisiens.

Vous voulez des recettes ? Voici des recettes de la cuisine juive telle qu'elle se pratique chez les Ashkenazim ou les Sephardim.

Pour en savoir plus sur l'époque de Jesus :
1. Mourlan, Claude. Cultures et nourritures : Les repas dans la Bible. Fédération protestante de France.[En ligne]
http://www.protestants.org/ Consulté le 2 janvier 2008.
2. La cuisine de la bible. [En ligne]
http://www.cef.fr/catho/pointcefpointfr/paroisses/index.php Consulté le 2 janvier 2008.
3. VieJuive-cacherout. [En ligne]
http://www.viejuive.com/ Consulté le 6 mars 2009.
4. La Bible de Jérusalem. [En ligne]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_de_J%C3%A9rusalem/ Consulté le 27 avril 2009.
5. Bibliacatolica. Busca Bíblica. Lévitique, 11. [En ligne]
http://www.bibliacatolica.com.br/05/3/11.php Consulté le 27 avril 2009.
6. Bible d'étude. Version du semeur 2000. Éditions Excelsis 2005. Société Biblique Internationales.

Mise à jour le 25 juin 2014

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