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GRAS LES ROMAINS GRAS LES FESTINS Le plus grand médecin de l'antiquité fut un grec, Hippocrate. Sa célèbre phrase est non seulement mondialement connue, mais elle est de plus en plus d’actualité. Dans les temps préhistoriques, l’homme était en harmonie avec la nature. Il avait de surcroît une alimentation saine à l’image de son mode de vie. Il n’y avait ni pauvres ni riches. Ni excès alimentaires ni orgies ni obésité. Ni boulimie ni anorexie. Ni burn-out… Ni rien.
LE GOÛT DU LUXE Le goût du luxe se développa dès le premier siècle avant notre ère. Étrangement, c’est avant qu’il naisse que l’on suivait les précieux conseils du médecin Hippocrate. Ce bon médecin grec vécut entre 460 et 377 avant l’ère chrétienne. Plus tard, la "sauce" gâta. À la fin du premier siècle après notre ère, le pain blanc est déjà au menu. Les nombreux voyages faits à l’étranger apportèrent aux riches romains une nouvelle nourriture. Celle-ci est aussi fantaisiste que coûteuse. Et malheureusement, souvent nocive pour la santé. LA DÉMESURE À TABLE La médecine romaine commence à se préoccuper de la valeur nutritive des aliments. Elle met en garde contre l’utilisation abusive des épices, mais les avertissements sont presque ignorés. Le temps de la démesure dans le goût du luxe de la table est né. Si Jules César était frugal, il en était autrement pour d’autres empereurs tels Claude ou Domitien. C’est avec leurs légendaires excès qu’ils ont contribué à la réputation bien ancrée des romains ogres et ivrognes. Ceux-ci étaient attirés et fascinés par le grand, le gigantesque et le monstrueux. L’abondance des plats est autant une jouissance à regarder qu’à manger. Ils sont tous préparés avec art pour provoquer la surprise. Un plat-surprise peut représenter les douze signes zodiaques. Les plats et les coupes étaient en métal précieux. LES ODEURS ET LES GOÛTS-SURPRISES Les romains aiment les goûts-surprises. Ce sont par exemple : * le sucré mêlé à des épices fortes Un certain condiment à base d’entrailles de poissons fermentées est fort prisé. Les odeurs-surprises sont aussi fort appréciées par les romains. Les vins sont fortement parfumés avec : * la myrrhe LES EXTRAVAGANCES CULINAIRES Toutes ces extravagances dans les mélanges culinaires menaient parfois à des désastres qui s’avéraient immangeables. Les romains aiment manger à l’excès. Leur alimentation est aussi élaborée que grasse. En général, chez les riches parvenus, les maîtres de maison se gavent de nourriture alors que l’on sert aux « invités » des repas à peine mangeables ou alors une maigre pitance. Des « intermèdes » souvent lascifs sont supposés apporter une distraction aux repas.
IVRESSE GÉNÉRALE Souvent les festins dévient en ivresse générale. Participants, invités, femmes et esclaves perdent leur hiérarchie dans les vapeurs de l’alcool. Tout le monde se mêlent pour s’offrir en spectacle. Le vacarme devient tel que la police doit intervenir. LES ITALIENNES MAIS PAS LES GRECQUES Contrairement aux habitudes romaines, jamais les bourgeoises athéniennes ne paraissent lors des banquets. Dans les palais romains, un grand nombre d’esclaves préparent d’interminables festins dans l’immense pièce qu’est la cuisine. Le luxe de la table devient l’image de la réussite sociale. Les menus peuvent compter jusqu’à huit services de viandes et de poissons. Ces grands festins se prolongent souvent toute la nuit. Pour imiter les Grecs, les romains ont recours à toutes sortes de divertissements lors des banquets : * réflexions et discussions « littéraires » TOUT CE QUI TOMBENT Les convives sont couchés sur des lits de table. Ceux-ci sont à deux ou trois places et disposés autour de la table à manger. Ce sont les esclaves qui servent les mets. La fourchette n’est pas utilisée et l'on mange avec les doigts. Pour goûter à tous les (nombreux) plats du festin, les dîneurs en arrivent à se faire vomir. Sous les tables, les chiens, chats, poules et coqs se précipitaient sur tout ce qui tombent (!!) CE QUE MANGEAIENT LES ROMAINS Voici un exemple d’un festin romain : Pour le « gustus » ou l’entrée : * Poissons salés et œufs Pour la « cena » ou repas du soir : * Daim rôti avec sauce aux oignons Pour la « seconde table » ou dessert : * Fricassée de roses avec pâtisseries
ASTÉRIX ET OBÉLIX Un des livres d’Astérix « Le domaine des Dieux » nous donne quelques plats fort originaux et amusants servis lors d’un repas romain : * Sardines au sucre Les romains - Sources: Si vous faites un festin romain pour ce soir, et bien, bene sapiat ! (c'est bon appétit en latin).
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